
Le 9 février 2021, Expertise France a organisé « les Rencontres internationales de la coopération ». Cet événement rassemblant les principaux acteurs de la coopération internationale, avait pour objectif de faire fructifier la réflexion autour de la question de la reprise économique et de la solidarité post-pandémie. Il s’agit de repenser la coopération internationale, favoriser les échanges tout en donnant à coup d’impulsion à l’innovation numérique, médicale et économique.
L’idée principale qui a émané de cette rencontre virtuelle, fut celle de défis communs, qui ne sont surmontables qu’à travers une solidarité égalitaire. Jean-Yves le Drian l’a d’ailleurs bien exprimé en ces termes « Il ne s’agit plus de faire pour les pays du Sud mais avec eux ». Des propos largement partagés par les acteurs de la coopération Europe-Afrique, dont l’AFD, l’OIF, aussi bien que les personnalités politiques et économiques des deux continents.
Si la crise du Covid-19 a un mérite, c’est bien celui d’avoir fait émerger des difficultés similaires aux deux axes communément désignés comme Nord-Sud. C’est pourquoi l’avenir devra reposer sur une entraide égalitaire au détriment d’un modèle de gouvernance jugé obsolète, celui de la « charité », selon les dires de Winnie Byanyima, directrice exécutive de l’ONUSIDA et secrétaire générale adjointe des Nations unies.
Un projet de loi émanant du Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères va d’ailleurs dans ce sens et sera adopté avant l’été, d’après le ministre français des affaires étrangères. Il s’agit du projet de loi relatif au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales, présenté le 17 février à l’Assemblée nationale, et qui se situe dans la continuité de l’objectif d’Emmanuel Macron de porter l’aide publique française au développement à 0,55% de la richesse nationale à l’horizon 2022.
Enfin, cette conférence a également été l’occasion de mettre en avant la nécessité d’innover pour les deux continents Africains et Européens. La pandémie ayant profondément modifié le quotidien de millions de citoyens, notamment avec le télétravail, tous les pays ont subitement intégré la prégnance du numérique dans leurs objectifs de développement. L’immunologiste kényane Yvonne Mburu, fondatrice de Nexakili (un réseau international de partage de savoir médical, scientifique et technologique), plaide pour une « révolution dans le monde de la coopération internationale », puisque nous sommes désormais « tous des pays en développement ».







